23 avril 2014

Dans mille ans !

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Mon petit poème sera lu dans mille ans !
disait le petit poète au vent.
Tu plaisantes ! disait l’étoile. La lune retenait un
fou rire qui faisait trembler l’univers.

Mon petit poème sera lu dans mille ans !
disait le jeune poète aux arbres de la forêt turquoise.
Et le grand chêne disait,
je te donne un sanctuaire dans mon écorce,
je veux bien protéger tes mots dans ma sève et mes frondaisons ;
mais dans mille ans, je ne sais pas.
Je ne peux lire dans l’avenir des sources.

Mon poème sera lu dans mille ans !
disait le poète entre deux âges.
Et l’âge disait, je peux blanchir les tempes de ta présence charnelle au monde.
Je peux atteindre le souffle et démunir l’ivoire de tes dents.
Mais pour tes mots, je ne sais pas.
Mille ans, c’est une douce éternité.
Une virgule d’argile dans l’interstice du temps.

Mon petit poème sera lu demain !
disait le vieux poète à son amoureuse. 
Et la jeune femme répondait :
si c’est par amour que tu écris ces vers,
alors je veux bien revenir dans mille ans,
dans mon incarnation d’iris et de roses !
Et mon corps de sable et de verre
pourra lire tes vers dans l’amour de la lumière du vitrail des mots.
 
© Patrick Chemin
Extrait de « Les écrits dans l’arbre »
Editions Epingle à Nourrice – Paris
© Photo Cok Friess
Tous droits réservés
 
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22 avril 2014

Edition spéciale Canonisations de Jean XXIII et de Jean-Paul II

 

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« Jean XXIII fut un grand prophète et l'initiateur du Concile, Jean-Paul II a été celui qui l'a mis en pratique et l'a développé. Ils sont vraiment deux colonnes non seulement de la culture chrétienne, mais de la sainteté chrétienne. »

Pape François

 

À l'occasion de la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II ce dimanche 27 avril, nous publions un mini site.

Vous y trouverez un album photos, des vidéos, des témoignages, des liens et des ressources internet pour vivre et célébrer cet événement important.

À découvrir et à partager...  en suivant ce lien

Bonne découverte !

 

 

Dans ta bonté, Seigneur...

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Tu ne regardes pas les moments où les doutes et les peurs triomphent, mais toutes les fois où nous surmontons les difficultés en t'abandonnant notre confiance.
 
Tu ne comptes pas le nombre de chutes dont nous sommes victimes, mais le courage et la persévérance dont nous faisons preuve pour nous relever.
 
Tu ne chiffres pas nos participations aux offices religieux, mais tu restes attentif à la foi et à l'amour que nous manifestons au moment de te recevoir dans l'Eucharistie.
 
Les épreuves ne nous sont pas épargnées, Seigneur, mais ta joie est grande lorsque tu nous vois sourire alors même que nos coeurs sont frappés par le désespoir ou brisés de douleur et de découragement.
 
Tu ne laisses pas, Seigneur, les larmes couler sur nos visages, sans que ton coeur lui-même meurtri par les injustices nous serre contre lui.
 
Tu ne retiens pas contre nous les trahisons et les rejets, mais toutes les occasions où nous nous prononçons pour toi devant les Hommes.
 
Non, Seigneur ! Tu ne regardes pas tout ce qui salit l'Homme et le détourne du droit chemin, mais sa volonté incessante de ne pas se laisser happer par les nombreuses voies de perdition.
 
Car ils ne sont pas vains les sacrifices, ni vaines les actions de grâce ! Ils contribuent au divin don d'amour offert au monde par ta Croix.
 
Dans ta justice et ton amour, Seigneur, tu désires notre seul bonheur : ce bonheur infini qui se trouve dans ta Paix, cette joie profonde et ineffable, dans ta loi.
 
Jamais ton coeur de Père ne nous abandonne : tu es le Berger attentif et fidèle, pour lequel chaque brebis compte comme si elle était l'Unique. 
 
Je t'aime, Seigneur, pour le sens et l'espoir que tu donnes à nos existences. Tu redresses avec patience ce qui est courbe, tu rends la dignité à celui qui a tout perdu, tu accueilles celui qui se repend et tourne vers Toi sa vie.
 
En Toi et par Toi, tout est accompli.
 
Florence Saillen
 
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Dans un monde où il y a tant de souffrances, je voudrais vivre chaque jour, oui chaque jour, en disant merci, merci à Dieu car la vie est belle.

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21 avril 2014

SI DIEU OUBLIAIT

en hommage à Garcia Marquez décédé ce vendredi 18 avril...

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« Si Dieu oubliait un court instant que je ne suis qu’une marionnette de chiffon et me donnait un bout de vie, je profiterais de ce délai le plus que je pourrais. Je ne dirais sans doute pas tout ce que je pense, mais en définitive je penserais tout ce que je dis. Je donnerais du prix aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.
 
Je dormirais peu, rêverais plus, car j’ai compris que chaque minute où nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière. Je marcherais quand les autres s’arrêtent, me réveillerais quand les autres dorment. Si Dieu m’offrait un bout de vie, je m’habillerais simplement, je m’étendrais sur le sol, mettant à découvert non seulement mon corps mais aussi mon âme. Je montrerais aux hommes combien ils se trompent en pensant que l’on cesse de tomber amoureux ! A un enfant je donnerais des ailes, mais je le laisserais apprendre à voler seul. Aux vieux j’enseignerais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais avec l’oubli.
 
J’ai appris tant de chose de vous, les hommes…J’ai appris que tout le monde veut vivre en haut de la montagne sans savoir que le vrai bonheur réside en la manière de l’escalader. J’ai appris que quand un nouveau né attrape pour la première fois le doigt de son père dans son petit poing, il vient de l’attraper pour toujours. J’ai appris qu’un homme n’a pas le droit d’en regarder un autre de haut que lorsqu’il peut l’aider à se relever. Elles sont très, nombreuses les choses que j’ai apprises de vous, mais en fait beaucoup ne me serviront pas, car quand vous me regardez dans cette boîte, malheureusement je serai mort.
 
Dis toujours ce que tu sens et fais ce que tu penses.
 
Si je savais qu’aujourd’hui est la dernière fois que je vais te voir dormir, je t’embrasserais de toutes mes forces et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que se sont les dernières minutes que je te vois je dirais « Je t’aime » sans me demander bêtement que tu le sais déjà. Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne d’autres occasions de bien faire les choses, mais si je me trompe et qu’aujourd’hui est tout ce qui nous reste, j’aimerais te dire combien je t’aime et que jamais je ne t’oublierai.
 
Demain n’est garanti pour personne, jeune ou vieux. Aujourd’hui peut-être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Pour cela, n’attends pas trop, fais-le maintenant, parce que si demain ne vient jamais, tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps pour un sourire, une accolade, un baiser, ou tu étais trop occupé pour leur accorder un dernier souhait. Garde ceux que tu aimes près de toi, dis-leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux et traite-les bien, prends le temps de leur dire « pardon », « excuse-moi », « s’il-vous-plaît », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais. Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse pour les exprimer. Montre à tes amis et à ceux que tu aimes combien ils comptent pour toi.
 
Gabriel Garcia MARQUEZ
(sans doute un de ces derniers textes qu'il écrivit et envoya à ses amis lorsqu’il se retira de la vie publique des suites de sa maladie.)
 
 

20 avril 2014

Aube nouvelle

 Joyeuse fête de Pâques !

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Ô christ ressuscité, en ce matin de Pâques,
une aube nouvelle se lève.
Tu as traversé la mort, tu as fait jaillir la vie.
Viens rouler la pierre de nos tombeaux,
viens nous relever de toutes nos morts.
Fais de nous tes témoins,
sois notre compagnon de route.
Rends-nos cœurs brûlants comme ceux des disciples d’Emmaüs.
Toi, le vivant, pour les siècles des siècles.
Amen.

Yves Chamberland

 

Des œufs de Pâques dans un jardin

Ce matin-là, des enfants cherchaient les œufs de Pâques cachés aux quatre coins du jardin. Ils étaient loin de penser que 2000 ans avant eux, une poignée d’hommes et de femmes venaient pleurer au petit jour devant un tombeau. C’est là qu’on avait déposé le corps de Jésus, celui en qui ils avaient reconnu l’Envoyé de Dieu.

Sans doute au Moyen-âge les chrétiens ont repris le symbole de l’œuf pour évoquer le tombeau de Jésus. Qui mieux que l’œuf symbolise la force de la vie ?  Même si la coquille est un tombeau pour le poussin, il est capable avec son bec de fendre la coquille et d’en sortir. La vie est plus forte que la mort. Les chrétiens se rappellent au moment de Pâques que le tombeau est vide et que le Christ est vivant à jamais.

Mais pourquoi déposer des œufs dans le jardin ? Là où l’on a déposé le Christ, c’était un jardin mais il est devenu un cimetière. Quel symbolisme ! Ce jardin d’Eden que Dieu a confié à l’humanité, elle en a fait un cimetière. Mais quand Dieu revient parmi nous, il lui redonne sa véritable dimension d’espace vert. Désormais, le tombeau est vide. Le jardin retrouve sa vocation première. Alors, Bonne fête de Pâques à vous tous, qui croyez au Christ ressuscité ou qui essayez tout simplement de cultiver le jardin de la vie.

Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux

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